Discours de Rémy POINTEREAU - cérémonie de voeux du 25 janvier 2016

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Discours de Rémy POINTEREAU - cérémonie de voeux du 25 janvier 2016

Monsieur le sous-préfet de Vierzon,

Monsieur le Sénateur, Cher François,

Monsieur le Président du Conseil Départemental, Cher Michel,

Mesdames et Messieurs les Conseillers Régionaux,

Mesdames et Messieurs les Conseillers départementaux.

Mesdames, Messieurs les Maires, Maires-adjoints, élus,

Mesdames et Messieurs les Présidents d’associations,

Mon Colonel, Mon Lieutenant-Colonel,

Mon Commandant,

Monsieur le Chef de Brigade,

Mesdames, Messieurs les Directeurs,

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs et si vous le permettez, Chers amis,

Merci Chers amis, pour votre présence nombreuse encore cette année à ma cérémonie de vœux en ce dernier lundi de janvier à Méreau.

C’est pour moi, un signe d’encouragement.

Merci, Cher Alain, de me permettre depuis 10 ans, d’organiser cette manifestation dans ta commune de Méreau, toujours aussi bien décorée et avec une nouvelle sono !! .

C’est toujours pour moi, un grand plaisir de vous retrouver ici, élus,/ chefs d’entreprises, artisans, commerçants, / salariés, responsables d’administrations, / présidents d’associations, habitants de notre Communauté de Communes des Vals de Cher et d’Arnon.

Un grand merci pour votre fidélité à ce rendez-vous, / ce moment important qui me permet de faire le bilan de l’année écoulée, / de parler de l’avenir et de vous donner mon point de vue sur l’actualité.

C’est enfin aussi pour moi le moment de faire en sorte que cette cérémonie de vœux soit un moment de convivialité dans la simplicité/.!

Après une « annus horribilis 2015 », / pour qualifier une des années les plus horribles de cette dernière décennie.

2015 aura été une année douloureuse psychologiquement/ et humainement pour notre Pays avec les attentats de janvier 2015 et du 13 novembre dernier.

Douloureuse également sur le plan économique, / sur le plan social et de l’emploi. /

Alors, Que pouvons-nous vous souhaiter pour cette nouvelle année ?

Bien évidemment, une meilleure année que 2015, et en espérant que chacun puisse trouver un emploi, afin de retrouver sa dignité.

En priorité également des souhaits de bonne santé. / /Car quand la santé est là, nous pouvons mieux appréhender les difficultés de la vie, je vous présente également mes vœux de bonheur, / indispensable à notre harmonie, à notre équilibre, que ce soit au sein de la famille ou sur le plan professionnel.

Je souhaite enfin beaucoup de succès et pleine réussite pour les jeunes dans leur formation, / pour vous tous dans vos projets personnels et familiaux.

Aux artisans, commerçants, salariés, je souhaite que la croissance reprenne, que le climat soit propice pour vous, pour nos viticulteurs, agriculteurs, / que les marchés/ (et les commandes)/ reprennent pour améliorer l’emploi et/ créer de la richesse dans nos territoires/, dans nos communes, nos intercommunalités et notre département/ et OUI, nous avons besoin de créer de la richesse si nous voulons survivre !

Pour les élus locaux, / 2015 aura été marquée par la promulgation de différentes lois/ qui sont venues modifier l’organisation institutionnelle des collectivités territoriales. /

Je pense notamment à celle du 16 mars 2015 relative à la création du régime de la commune nouvelle, / quelques communes y réfléchissent dans le Cher… /et celle du 7 août 2015 sur la nouvelle organisation territoriale de la République, dite loi NOTRE. /

Ce dernier texte procède au renforcement des Régions, / à une rationalisation de l’intercommunalité, / alors que de nombreux élus locaux dont les communes ont fusionné pour créer ou rejoindre des communautés, souhaitaient une pause en ce domaine.

Ce texte a été promulgué dans un contexte budgétaire et financier difficile/ et sans précédent pour les collectivités locales. / En effet la baisse importante des dotations de l’Etat, programmée jusqu’en 2017, /est un coup rude pour nos communes, / et l’annonce du report d’une année de la réforme de la DGF ne change en rien le principe et les conditions de la baisse des dotations ! / Une simulation nous a été faite au Sénat le mois dernier qui le confirme !

Certes, j’ai toujours dit que je ne n’étais pas opposé à ce que les communes participent au redressement des finances de l’Etat/ pour diminuer la dette publique, / mais pour moi cela aurait dû s’effectuer de façon supportable, juste, étalée et cohérente. /

Or, c’est tout le contraire qui se profile, / avec une baisse cumulée sur 3 ans d’environ 28 Mds d’euros.

La journée nationale du 19 septembre de mobilisation des élus contre cette baisse des dotations a été organisée par l’association des Maires de France/ et a été bien suivie dans notre département. / Elle visait à montrer aux instances gouvernementales le désaccord des élus locaux sur la politique conduite à l’égard des collectivités territoriales. /

Vous avez été nombreux dans le Cher à vous mobiliser et je tiens à vous en remercier. /

De même, l’opération « J’aime ma commune » / a bien fonctionné et cela a permis à nos concitoyens de réaliser l’ampleur de la tâche d’un maire et notamment d’un maire rural, / le maire rural n’ayant pas de service technique, juridique et social.

Le constat est que nous devons faire plus pour nos concitoyens, avec moins de dotations. / Cela entraîne des effets négatifs sur la vie quotidienne des habitants et l’économie du Pays, aboutissant à une baisse de la croissance et de fait, à l’augmentation du chômage. /

Le chanteur récemment disparu Michel Delpech chantait cette belle chanson « Que Marianne était jolie, quand elle embrassait le cœur de Paris, en criant au-dessus des toits, ça ira, ça ira », / je ne suis pas sûr que ça ira longtemps comme ça !

Mes chers amis, Mesdames et Messieurs les Maires, / je sais que vous adorez notre Marianne, / et ce qu’elle symbolise dans notre République. / C’est pour cela que vous vous êtes engagés dans la vie municipale. Et je sais que vous vous battez pour elle. /

Alors restons unis pour défendre les intérêts de nos concitoyens et de nos communes/

Chers amis, dans cette société du virtuel, du réseau haut débit, un Maire c’est quelqu’un qui est là, / Non pas de temps en temps, / mais tout le temps, / les jours et les nuits. En plus d’être là, / c’est celui qui tisse, sans arrêt, qui ravaude qui répare. /

Oui, / c’est de cela dont nous avons le plus besoin aujourd’hui. Pour reprendre la comparaison d’Erick Orsenna avec le livre de la romancière Maylis de Kerangal : « un maire finalement est celui qui répare les vivants ».


Merci à Emmanuel, Delphine et Géraldine pour leur collaboration et leur travail au sein de l’association des Maires du Cher.

Ayant évoqué l’intercommunalité il y a un instant, / je veux ici dire quelques mots concernant la Communauté de Communes des Vals de Cher et d’Arnon. /

Notre Communauté de Communes continue son développement sur les zones d’activités de Méreau et Massay. / Malheureusement la réalisation de la bretelle de raccordement de Massay à l’A20 a été stoppée pour cause de fouilles archéologiques imposées par la DRAC. / Nous attendons depuis 1 an et demi le commencement de ces travaux de fouilles ! C’est difficilement acceptable d’autant que l’opération va nous coûter 250 000 € supplémentaires sur 1,6 M d’euros. /

Voilà le genre de frein au développement économique qui est une spécialité franco-française, / alors que des fouilles avaient déjà été réalisées naguère sur cette même zone. Notre projet est ainsi retardé de 2 ans ! /

Concernant nos 2 projets de crèches, la 1ère réunion des entreprises a eu lieu la semaine dernière et les travaux vont commencer début février à Sainte Thorette puis ensuite à Méreau. /

Ces deux investissements sont indispensables, car l’augmentation de population, / avec l’arrivée de jeunes couples, / et le manque d’assistantes maternelles nous imposaient ces 2 réalisations. /C’est le choix de l’attractivité.

Enfin une bonne nouvelle en ce début d’année, les taux de la fiscalité n’augmenteront pas encore cette année grâce à une gestion très rigoureuse. /

Je remercie mes collègues délégués communautaires et notre nouveau directeur Rémi, ainsi que tous les employés de la Communauté de Communes. Une pensée pour Guylène ici présente, notre directrice partie à la retraite en fin d’année.

Autre thème que je veux ici évoquer, l’intercommunalité et sa rationalisation, revue en application de la loi NOTRE.

Dans le Cher, 4 communautés de communes sont concernées, / 2 n’atteignent pas la population souhaitée par la loi et 2 ont une densité de population plus forte que la moyenne départementale. /

L’ancienne Préfète, Madame DOKHELAR a proposé un nouveau schéma pour être en conformité avec la loi en proposant des regroupements. /

Pour ce qui concerne notre territoire, la Communauté de Communes des Vals de Cher et d’Arnon avec près de 9 000 habitants, n’a pas besoin de fusionner. /Par contre la 2ème Communauté de Communes de notre nouveau canton de Mehun - Lury « Les Terres d’Yèvre », en a l’obligation. / Car elle a une densité de population plus forte que la moyenne. /

Que pouvions-nous faire ? / Que devons-nous faire ? / Rester seuls ? / Nous serions devenus la plus petite CDC du Cher/ ; Rejoindre Vierzon ? / Mais certaines communes sont sur d’autres bassins de vie, celui d’Issoudun, ou sur celui de Mehun/ ; ou faire une grande agglo avec Bourges et Vierzon, comme le préconisent les Maires de Vierzon et de Bourges ?

Il est proposé dans le schéma départemental le rapprochement des 2 communautés de communes correspondant pratiquement à notre nouveau canton de Mehun – Lury.

Le 1er vote a été favorable à cette proposition, sauf pour 2 communes. Il faudra confirmer ce vote en mars.

Il est donc fort probable que l’année prochaine à cette même époque/ les Communautés de Communes des terres d’Yèvre et des vals de Cher et d’Arnon seront fusionnées et ne feront plus qu’une. /

Nous avons créé notre Communauté de Communes sur la base du canton de Lury, et nous l’élargissons maintenant sur la base du nouveau canton. /

Cela est cohérent/ c’est ce que nous avions défendu, / rappelez-vous chers collègues conseillers généraux ! Mais, pour concrétiser ce rapprochement, il y aura un gros travail administratif et de simulation. /

Que penser de tout cela ?

Nous avons eu une discussion intéressante au sein de la CDCI/ (commission départementale de coopération intercommunale).

Il y aurait ainsi « les modernes » / qui veulent de grandes structures (Bourges, Vierzon, Mehun, Lury : 160 000 habitants), / laissant pour compte les 150 000 autres habitants du Département dans deux grands croissants de ruralité (l’un au nord, l’autre au sud) / et quid du conseil départemental?

Et « les conservateurs » / qui eux veulent avancer à leur rythme. /Si les Départements avaient été supprimés, alors oui nous pourrions faire de grandes intercommunalités. / Ce n’est pas le cas, les départements ont été maintenus.

On a donc rien enlevé aux millefeuilles, si ce n’est la crème et maintenant on a en plus la fragilité d’un mikado.

C’est toujours intéressant d’entendre ceux qui fustigent les regroupements des entreprises du CAC40, /et qui sont les mêmes qui veulent créer des hyper-collectivités, / Ne s’agit-il pas d’une fuite en avant pour compenser la baisse des dotations et les frais de centralités. /

Ne nous trompons pas, / chacun sait que les dotations continueront malgré tout à baisser, et que le gâteau n’est pas extensible. /

Nous partagerons alors la pénurie et non la richesse, ce qui ajoutera encore plus de désespérance à nos territoires ruraux. /

Faisons attention car en éloignant encore plus nos concitoyens des pouvoirs de décision et des services publics, / le sentiment d’abandon sera encore plus fort. / Cela fait partie des leçons à tirer du résultat du scrutin des élections régionales. /

Et si la modernité c’est de faire passer nos communes de 35 945 (36500 avant le 1er janvier) à 5 000/ et nos intercommunalités à environ 500 entités / si cette modernité a un prix qui conduit à la désertification d’une partie du territoire. / Je n’en veux pas ! /Cela n’empêche pas de travailler sur des partenariats, conventions entre

collectivités, le Département étant la fédération de nos Communautés de Communes, voilà une idée innovante que je propose! /

L’année 2015, aura aussi été marquée par les élections départementales/ : les électeurs du Cher ont élus 24 candidats issus de l’Union « Avenir pour le Cher » sur 38 élus / malgré un nouveau découpage des cantons qui étaient taillés sur mesure pour l’ancienne majorité et malgré également un nouveau mode de scrutin improbable !

Cette victoire a été obtenue grâce à l’union que nous avons construite autour du groupe d’opposition « Avenir pour le Cher », / grâce au travail de fond réalisé en rassemblant les forces vives du département qui croyaient en nous et qui croyaient en l’avenir du Cher. /

Aussi, vous comprendrez ma grande satisfaction, / car ayant été Président du groupe d’opposition de 2004 à mars 2015, /nous nous sommes battus avec mes collègues pied à pied dans un esprit constructif/ en proposant une autre façon de gérer cette collectivité. /

Personnellement, je m’étais engagé à ne pas renouveler mon mandat de conseiller général, / même si rien ne m’empêchait de continuer.

J’ai préféré, cependant, en étant leur suppléant, passer le témoin/ à deux jeunes élus dans le nouveau canton de Mehun sur Yèvre : Sophie Bertrand/ et Bruno Meunier qui ont été élus/, et de et cela j’en suis fier, / car ils ont pris dans le même temps des responsabilités importantes au sein du conseil départemental : Sophie est vice-présidente chargée de l’enfance et de la famille /et Bruno est Président du SDIS. /voilà comment je conçois de faire de la politique autrement

Mission accomplie pour Michel Autissier élu président du Conseil départemental, / et je veux l’assurer de toute ma confiance et de mon soutien dans sa tâche qui sera difficile au regard de la situation financière du Département. /

Maintenant, il faut fixer un cap pour l’avenir, / les compétences des départements ayant été modifiées, et tenir nos promesses sur les priorités fixées/ comme la réduction des frais de fonctionnement de cette grande maison pour pouvoir mettre en place des investissements. /

11 années d’opposition c’est difficile, / il y a parfois eu des moments de doute ; / il a fallu maintenir la cohésion de l’équipe et soutenir certains élus qui parfois ont voulu abandonner, s’isoler, se désolidariser. /

Ma fierté/ c’est d’avoir réussi à conserver l’unité du groupe/ et d’avoir contribué à la réussite de l’alternance au Département/

Cela m’a appris beaucoup de chose : l’humilité, /la patience, / l’écoute des autres, / la volonté de rassembler des hommes et des femmes qui ne pensent pas tous la même chose !

Faire de la politique autrement, ce n’est pas opposer les jeunes contre les anciens, / ce n’est pas forcément renverser la table et vouloir tout casser. C’est au contraire consolider la table, renforcer ses 4 pieds pour qu’elle ne soit pas bancale et repartir sur de nouvelles bases.

Je connais trop l’ingratitude en politique pour en attendre de la reconnaissance. /

Mais, j’ai modestement le sentiment d’avoir rempli ma mission. /

Je fais entièrement confiance à la nouvelle majorité/ et à son président Michel Autissier/ pour redresser notre Département, lui donner une nouvelle dynamique, / être le partenaire privilégié des communes sur le plan de l’ingénierie dont nous avons besoin, / mais également en ce qui concerne les aides financières pour réaliser les projets de nos collectivités, / car nous en avons encore plus besoin !

Je souhaite tous mes vœux de réussite au Département du Cher, / à son président, à ses élus/ (et à son administration).

Faire ce que j’ai dit et dire ce que je fais/, tel a toujours été mon engagement, ma devise, mon crédo.

Voilà déjà plus d’un an que vous m’avez renouvelé votre confiance en tant que sénateur, dès le 1er tour. /J’ai toujours été clair avec vous sur mes convictions, / sans faire de démagogie, ni faux-semblant ! /

Cela prouve que lorsqu’on a un langage de vérité, / que l’on reste toujours fidèle et loyal vis-à-vis de tous ceux qui vous ont fait confiance, /quelles que soient leurs sensibilités, et que l’on reste sincère et pragmatique, qu’on ne fait pas d’idéologie, on peut être élu et réélu ! /

Je me suis engagé à ce que le Sénat devienne le moteur de la simplification des normes administratives : parole tenue ! /

Le nouveau président du Sénat, Gérard Larcher, m’a confié cette mission qui certes sera difficile mais est indispensable. /

Cette mission est en cours, / en effet, les élus, nos concitoyens ne supportent plus autant de contraintes et de complexités, /qui sont un frein à la croissance et à l’emploi. / Ils attendent des résultats et sachez que la semaine dernière a été consacrée au Sénat, à la simplification des normes.

C’est ainsi que j’ai préparé dans le cadre de ma mission « simplification administrative et des normes » deux textes de loi :

- une proposition de loi constitutionnelle qui va permettre d’une part d’instituer une règle décidant que « pour une norme créée, une norme devra être supprimée » /. J’ai suggéré ainsi d’introduire avec une certaine souplesse l’idée selon laquelle la création d’une norme applicable aux collectivités territoriales/ soit compensée par la suppression d’une autre.

Une 2nde règle vise à inscrire dans la Constitution le principe de « prescripteur-payeur ». En effet, j’estime qu’il revient à l’État d’assumer le coût des normes qu’il édicte à l’égard des collectivités territoriales. /Et enfin, le dernier principe est d’introduire dans la législation l’interdiction de la « sur-transposition » des actes législatifs européens. /

Or, vous le savez la transposition des textes européens donne souvent lieu à une surenchère normative. / Aussi, j’ai proposé de retenir une règle issue du droit allemand selon laquelle le texte de transposition d’un acte législatif européen doit s’en tenir au contenu de celui-ci. /

- un second texte porte sur la proposition de résolution visant à simplifier les normes en matière d’urbanisme, / en m’inspirant des réflexions de mes collègues élus du département lors d’une réunion de travail à Vasselay. / Nous avons proposé au gouvernement une dizaine de formalités permettant d’alléger l’urbanisme.

Ces deux textes ont été votés au Sénat, il faut maintenant qu’ils fassent leur chemin à l’Assemblée Nationale. /

Je remercie mon collègue François Pillet de les avoir soutenus à la commission des lois. /

Je me suis engagé également à être un sénateur de combat qui en étant à Paris, / puisse être utile pour le Cher.

Je continue ainsi, en tant que vice-président de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, / à défendre un aménagement équilibré et harmonieux de notre département dans le cadre de la politique des territoires/ (en favorisant les maisons de santé, le très haut débit, les maisons de services publics, la DETR au bénéfice des communes,…) et à soutenir les grands projets du Cher, la rocade de Bourges, notre industrie de la défense, les sites d’implantation de nos armées. /

Mais également le projet de LGV POCL, / sur lequel je reste mobilisé et confiant/ depuis que le 1er Ministre nous a confirmé que la 1ère phase d’étude préalable à l’enquête publique sur les sections communes aux deux scénarios (soit la partie nord du projet à Paris et l’arrivée à Lyon) allait être engagée sans plus attendre /et que la concertation sur le choix du scénario de passage dans le secteur central du projet sera reprise courant 2016, afin de réexaminer le choix du scénario. /

Je rappelle que nous défendons toujours le scénario Ouest (passant à proximité d’Orléans, de Vierzon et de Bourges)

Ainsi, / un rendez-vous a été fixé avec SNCF Réseau afin que l’on puisse examiner le travail de terrain qui a été fait (photos aériennes, contre-expertise) / ; de plus, les présidents des conseils régionaux étant mis en place, nous allons les contacter pour reprendre le dialogue afin de retrouver l’union autour du projet et du tracé.

Je tiens à remercier Valentine pour son travail au sein de l’association TGV GCA.

Je ne vais pas évoquer tous les sujets sur lesquels, je me suis largement impliqué, dont entre autres, l’agriculture, qui est un secteur essentiel dans l’économie du Cher, / et avec Gérard Larcher, nous avons beaucoup travaillé sur le sujet au Sénat. /

Tout cela je l’ai indiqué dans le journal que j’ai adressé à la plupart d’entre vous. /

Aussi, je veux remercier mon équipe, mes collaboratrices et collaborateurs : Lynda, Charlotte, Bernard dans le Cher et Samir à Paris.

Je tiens aussi à remercier ma suppléante Jacqueline Champion qui suit les projets du sud du département. /

Mes chers amis, vous êtes comme tous nos concitoyens, vous voulez que vos élus nationaux tiennent leurs engagements, leurs promesses. /

Et bien, c’est l’objectif, que je me suis fixé.

Car au moment où nous vivons une grave crise de confiance dans notre pays/ qui nous entraîne dans une crise économique et sociale, qui s’ajoute à une crise politique et morale, / à une crise internationale avec une guerre contre le terrorisme, il faut remettre en évidence, / les valeurs de la parole donnée, de courage, d’autorité, d’honnêteté politique et finalement d’éthique pour redonner de la crédibilité à un monde politique qui aujourd’hui est rejeté par un grand nombre de nos concitoyens. /

Nous l’avons encore constaté au dernier scrutin des Régionales, / il faut donc essayer de comprendre ce vote protestataire, la raison de cette colère et de cette exaspération, notamment en milieu rural. /

Il ne s’agit pas de donner des leçons de morale, chacun a sa conscience. /

Ce vote des extrêmes exprime selon moi :

- les problèmes d’insécurité, les menaces terroristes,

- la question du chômage dont la courbe ne s’inverse pas,

- l’inquiétude des artisans, des commerçants, des Pme et les agriculteurs face à l’augmentation de la fiscalité, des charges, et des normes, et aux contraintes administratives.

- le montant des retraites qui n’a pas été revalorisé depuis longtemps,

- le sentiment d’abandon en zone rurale,

- et surtout les promesses non tenues.

Alors oui il faut écouter, comprendre, répondre à ces attentes mais ne nous laissons pas leurrer par le populisme de ceux qui posent les bonnes questions mais n’apportent pas les bonnes réponses ou de solutions qui ne nous amènerons que vers un chaos économique encore plus grand, / la colère pouvant se transformer en tempête pour notre Pays. /

La France, /notre beau pays est aujourd’hui à la croisée des chemins/ après des décennies de renoncement, nous devons réagir. /

L’année 2016, sera nous le savons, / marquée par le combat que nous devons poursuivre contre le djihadisme Daech à l’intérieur/ comme à l’extérieur de notre territoire.

Le Gouvernement doit répondre à ce défi en veillant d’abord à la sécurité des Français. /

Je veux ici saluer l’action de nos forces de police, / de gendarmerie/ et de notre armée qui sont au cœur de ce combat.

Le combat que nous devons mener également est celui de la lutte contre le chômage qui doit être notre priorité absolue. /

Cette priorité passe par la confiance en nos entrepreneurs, dans nos territoires et exige une politique déterminée et efficace en terme de formation. /

Tous les évènements tragiques que nous venons de vivre ont occulté complètement la situation économique et financière de la France/, qui ne cesse de se dégrader parce que nous n’avons pas mis en place les réformes qui s’imposaient, par démagogie et plus souvent par idéologie. /

Le jour,/ où nous aurons libéré les énergies, / assouplis les règles, / les normes et les contraintes administratives.

Le jour, /où nous encouragerons l’initiative et l’esprit d’entreprendre, / ce qui permettra la création d’emplois et de richesses, alors Oui, / nous redonnerons espoir et confiance aux français et à nos territoires ruraux, car nous ne devons laisser aucun village, / aucun quartier/ se sentir hors de la République.

Après mes vœux 2015 basés sur la détermination et le courage, Pour 2016, / je vous propose de suivre cette phrase du Général de Gaulle quand il organisait la résistance face à la France occupée et face au nazisme : « soyons fermes, purs et fidèles, au bout de nos peines il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui n’ont pas cédés ». /

Alors ne cédons pas à la barbarie de ceux qui veulent mettre en péril les valeurs de la France et notre mode de vie.

Ne cédons pas à la démagogie et l’idéologie pour lutter efficacement contre le chômage. /

Ne cédons pas au pessimisme de ceux qui par colère ou déception veulent nous emmener dans un monde sans lendemain. /

Il n’y a pas de fatalité au déclin. /

Que l’année 2016 soit une année de réussite de paix et d’espérance pour l’avenir de nos jeunes pour l’avenir de notre Pays. /

Vive notre département du Cher !

Vive la République !

Vive la France !

Je vous remercie de votre attention.

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